Chic&Style

Aventures & Mésaventures en ville d'une parisienne très fille

jeudi 07 août

RETOURS vers le passé.

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C'est l'été. & C'est prouvé. Le monde déserte les villes, le net, et la lecture de blogs. C'est donc la période idéale pour quelques  RETOURS vers le Passé. Aujourd'hui,  un gros scoop. Je déclare officiellement que mon sac  noir préféré en photo ci-dessus estampillé-customisé  de ses 3 badges Audrey Hepburn achetés à Madrid dans une boutique qui lui est quasi-consacrée n'est en réalité pas du tout un sac en cuir de créateur madrilène mais un sac pas-en-cuir acheté 13 euros eh oui quand même dans une boutique madrilène horrible et pourtant tellement pleine de si jolies surprise, nommée Blanco. Je le dis d'autant plus facilement que je ne peux plus le porter, n'étant pas d'une qualité irréprochable il est hélas mort de sa belle mort ce que je déplore. Je suis donc quasi dans l'obligation de penser à investir dans un Balenciaga qui ne me lâchera pas, lui.

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Pour la première fois me voilà avec ma tête sur les épaules, une mini ceinture vintage dorée prolongeant la continuité de la rampe en cuivre de chez Maxim's - portée sur une robe en mousseline noire triple épaisseur.

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mardi 05 août

IL ETAIT UNE FOIS en Amerique

Once Upon A Time in America. 
LE  FILM chef d'oeuvre de SERGIO LEONE
 Pour une raison qui m'échappe, l'extrait que je désirais n'est disponible qu'en version italienne, et sa fin cruelle, coupée. Noodles a passé dix ans en prison. A sa sortie, il revoit Deborah à laquelle il n'a jamais cessé de penser. L'instant dont ils ont rêvé pendant toutes ces années se passe maintenant. La réalité est parfois plus forte que le désir cette dernière note s'adressant a ceux qui en connaissent le dénouement. De mémoire, je cite la traduction de la version française que je connais quasi par coeur pour l'avoir vue non seulement un nombre inconsidérable de fois, mais pour avoir aussi écouté son enregistrement sonore en boucle.

-Comme tu voulais diner au bord de la mer,  j'ai fais rouvrir spécialement. Toutes les tables ont étés préparées  pour toi. Choisi celle que tu préfères.
-Je voudrais celle-l
à.
Elle commande. Il ne regarde pas la carte, ne la quitte pas des yeux et  prends comme elle. Elle ne boit pas de vin, mais de l'eau. Noodles ne regarde pas non plus la carte des vins et demande au sommelier de choisir pour lui.
- Je ne savais pas que tu connaissais la cuisine française.
- Tu crois que j'ai un vieux monsieur qui me donne des leçons ? Je lis tout, j'écoute tout parce que je veux tout savoir. Tu trouves pas ça bien, de faire des projets ?
- Si. Et moi, j'en fais partie, de tes projets ?
- Noodles, tu es la seule personne ... qui ai jamais compté pour moi, mais tu serais capable de m'enfermer dans une tour, et de jeter la clé !
- Oui ...
- Et le pire, c'est que je crois que ça me plairait ...
Ap
rès le diner, sur la plage, Noodles évoque ses années passées en prison à une Deborah qui n'a d'yeux que pour lui. 
- T
u vois, les années passaient, mais on aurait dit qu'elle volaient. C'est bizarre. C'est comme ça quand on a rien à faire...  Mais au fond de moi, il y avait deux choses qui restaient. D'abord, il y avait Dominique, quand il a dit "j'ai dérapé" ... Et puis il y avait toi... Noodles cite de extraits du "Cantique des cantiques" Personne ne t'aimeras jamais autant que moi.

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dimanche 03 août

Il EST TEMPS de S'EMPORTER

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C'est dans la plus grande précipitation et désorganisation générale que je m'apprête à faire ma valise en jetant n'importe quoi  dedans. C'est décidé, je pars. Je m'exporte.
Direction Twelve Oaks ou presque.   

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Le temps étant trop précieux pour être gâché,  perdons-le à ne rien faire.

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jeudi 31 juillet

BUGSY's

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Un Pub Italo-Américain qui affiche clairement la couleur et les photos du crime.

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Little-Italy à NY ? Non, place Beauveau à Paris.

Comme j'ai très envie d'engloutir une alimentation que réprouverait n'importe quel nutritionniste sensé, je décide de me rendre sans rien demander à personne dans les plus brefs délais chez BUGSY's, afin de m'empiffrer d'un Club-Sandwich en pleine conscience de l'abomination de mon acte. Le Club Sandwich, ou l'invention démoniaque des lipides associés. Mayonnaise, bacon frit, pain mou grillé ... Le tout bien entendu accompagné de frites, sans lesquelles le plaisir du club ne serait pas complet.  Si j'ai vraiment un problème de conscience, je me rabattrais au dernier moment sur une Caesar's Salad - mais faut pas trop y compter.

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Le Club-Sandwich devrait son origine  aux wagons à deux étages des trains américains, les CLUB-CARS, qui circulaient aux début des années 1900 sur de prestigieuses lignes de chemin de fer ... On avait pris l'habitude d'y déguster cet en-cas. Un en-cas qui garde ses lignes de noblesse puisqu'il est toujours en première ligne sur les cartes des Rooms Services des hôtels de luxe. En somme, il est devenu classique. Même s'il reste toujours très difficile de partir à sa quête, un excellent Club ne devant rien au hasard, il doit être réalisé au dernier moment, pour conserver le croquant de la laitue,  du bacon frit, la tiédeur du pain, et surtout - sacrilège ! que la mayonnaise maison ne ramollisse jamais le léger croustillant du pain grillé. L'affaire est donc toujours complexe. Celui de chez BUGSY's n'est pas mauvais, mais peut mieux faire. Pas assez croustillant, je trouve le pain trop industriel, il lui manque ce petit quelque chose qui en fait le tout. Mention très bien au coleslaw. Pour les frites, en bonne française, je suis pour celles que l'on surnomme à l'étranger les french fries, assez fines, longues et plus grillées. Ici, les frites n'en sont pas vraiment, elles me font penser aux McCain-surgelées, assez grossières et farineuses. Il est vrai qu'il est moins fastidieux de découper des quart de pommes de terres que d'en faire de fines lamelles, mais la différence paye toujours. Résultat ? BUGSY's, c'est un Pub dépaysant et très américain, au décors que j'ai trouvé formidable, de photos de gangster légendaires de fiction comme les Corleones et réels comme Al Capone.

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Le Fish&Chips, un autre classique américain servit au BUGSY'S, où ils devraient faire un effort sur les frites.

BUGSY'S
15 rue de Montalivet
Paris VIIIème

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mercredi 30 juillet

ELVIS Peggy Lee's FeveR

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mardi 29 juillet

MON IDOLE & MA CHANSON

ElVis The KInG. 
E
n plein ETE il est temps de balancer des révélations. & Je n'écoute que lui - ou presque. Mon ultime chanson serait sans aucun doute possible celle-là & uniquement par lui.

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lundi 28 juillet

Pour QUASI-RIEN t'as des TRUCS

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Elle existe en version rose un peu trop joyeux-bof.
Pour le prix, on la porte aussi tout l'hiver avec un pull pour la rentabiliser a MAX.

La Preuve.
Une parfaite copie de la robe SeeByChloé  pour la modique somme de 60£ chez TopShop, les escrocopieurs anglais. 100% soie of course, comme l'originale.
Sinon je ne l'aurai pas repérée ni citée. Ni eux copiée, tiens !

Je porterai cette fausse robe SeeByChloé avec ...
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Des Mary-Jane vert d'eau à ... 55£. Là, c'est du délire total mais au vu du prix, restons consciente que le cuir n'est pas du chevreau. De la croute de Yak ou de vieux cayak ? Il faut juste espérer que le cuir soit pliable quand on marche ... Je dis ça, j'ai acheté une paire de vernies bleu nuit chez mes détestés H&M et j'en ai eu pour mon argent. 23 euros, pour avoir l'impression de marcher avec des fers à repasser aux pieds. Bien fait pour moi ! Me dirait ma créatrice préférée ...

Cette tenue mérite tout de même d'être accessoirisée un minimum, car elle reste proche du cas vestimentaire de deuil soudain. Son côté sage, peut-être ? 
Attention méfiance. Moi je l'accessoiriserais très volontiers avec un Smith&Wesson classique, à glisser discrètement dans mon sac.   

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Le Smith&Wesson, un bonne base qui a fait ses preuves, comme les mary-Janes et les robes en soie.

Parfait pour casser le côté classique de l'image de la tenue ! Qui ne reflète certainement pas le fond de votre pensée. Le Smith&Wesson est du meilleur effet porté dans une simple pochette d'où il reste très accessible, et donc très pratique d'utilisation. Vous verrez, l'effet surprise est garanti ! Et ce quel que soit la situation.   

TopShop par Ici.
Smith&Wesson par .

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samedi 26 juillet

PRETTY BABY

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Violet est Brooke Shields et PRETTY BABY dans une prestation époustouflante pour ses dix ans.

PRETTY BABY. Un film de Louis Malle
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A PETITE,
affichait avec pudeur le titre en français. Que dire de Louis Malle ? Le réalisateur de LACOMBE LUCIEN avec Patrick Modiano au scénario, un de mes films cultes, qui vaut à lui seul pour sa dernière séquence ultime et silencieuse, effrayante de beauté, de confusion de sentiments, de perplexité, de tout incarné par le biais du regard d'Aurore Clément se reflétant dans celui de son réalisateur. De cinéma dans sa splendeur. Vous l'aurez compris sans peine, Louis Malle me parle, je le comprends, et il me touche en pleine cible. PRETTY BABY, ma mère m'avait rigoureusement interdit de le voir lors d'une diffusion télévisuelle. Ce qui avait bien entendu exacerbé mon désir et ma curiosité - l'odeur de souffre dont il était plus ou moins question dans les allégations maternelles n'ayant fait qu'accroître en bien tout le mal dont il était ici question. Après tout, puisque j'avais le même âge que l'actrice, qu'est-ce qui m'empêchait donc de la regarder dans ses agissements ?   Violet, c'est un peu le personnage de "L'amant" de Marguerite Duras, un point de vue sur la violence du désir masculin en décalage avec l'âge de celle qui le provoque ou pas, d'ailleurs.

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A La Nouvelle Orléans, en 1917, les pensionnaires de madame Nell entourent Bellocq, le photographe Keith Carradine.

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Mère et fille passent le temps dans une ambiance me rappelant très étrangement la séquence de la sieste aux douze chênes dans Autant en emporte le vent ...

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Hattie, la mère de Violet, incarnée par une Susan Sarendon crevante de sensualité.

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Violet a raison, un verre de vin de temps en temps n'a jamais fait de mal à personne.

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Violet, dans un plan et une lumière identique à celui de Scarlett, dans Autant en emporte le vent, où elle se pince les joues au bal des douze chênes pour les rougir avant d'aller retrouver ce goujat d'Ashley dans la bibliothèque ...

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Violet est mise aux enchères. Sa virginité est emportée pour 400$ par ce type. Dans la chambre, elle lui assurera avec un aplomb monstre qu'il a un torse sublime.

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PRETTY BABY. A SAD HAPPY ENDING.
Un film réalisé et produit par Louis Malle en 1978.

Louis Malle ne porte jamais aucun jugement moral dans ses réalisations, ce qui en accentue le trouble. Héritier des sucres Beghin-Say (comme Christian Dior l'était de la lessive St Marc) il fuyait  sa vie durant les conventions lourdes et établies de la bourgeoisie française, d'où il s'est échappé. Il a commencé en réalisant "Le monde du silence", de Jacques-Yves Cousteau. Un accident de plongée lui empêchant définitivement de rejoindre les fonds-marins, il se dirigea vers la fiction. Son site officiel, par Ici.

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jeudi 24 juillet

Opposés Identiques.

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Introspection-Sophistiquée. Si on veut.

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Version naturelle décoiffée.
I
dentique et différente. Qui est-ce ?

Posté par Rosemary à 03:41 - Autant en emporte le temps - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 23 juillet

PerBlan. The dentifrice en poudre blanche.

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Envie de vous repoudrer les dents ? C'est possible en toute impunité.
Et tellement plus joli visuellement qu'un tube de pâte mollasse ...

Presser sur un tube de dentifrice est une activité que je n'ai jamais trouvée ludique. En plus, elle est fatigante. L'alternative que je lui ai trouvée et ce après des années de recherche au CNRS c'est une petite boite bleue toute simple en plastique, PerBlan. Une poudre blanche qui mousse sur la brosse à dent. En plus c'est rigolo enfin à une échelle toute relative. Ca change de l' ELGYDIUM fluor,  et c'est beaucoup moins cher que MARVIS le dentifrice italien crée il y a 50 ans, en promo dans la pharmacie en face du bon marché, celle où ils vendent les brosses Marson & Pearson. Le prix de la boite PerBlan ? 3,80€ dans les magasins biologiques un truc de fille, quoi, disponible en version citron ou menthe, moi je préfère menthe.

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Frôlant avec indécence ma drogue olfactive nommée Mitsouko, la poudre blanche en vente libre.

Posté par Rosemary à 20:08 - Légendaire - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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